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Mo comme Mordue

Poussières d’étoiles de Roger Pulvers

 

Synopsis :

1958. Dans une grotte d’Hatoma, petite île japonaise, trois corps et un journal intime sont découverts. Le journal appartient à Hiromi, une jeune fille de seize ans ayant grandi aux Etats-Unis.

Réfugiée à Hatoma lors de la deuxième guerre mondiale, Hiromi découvre un jour deux déserteurs cachés dans une grotte alors qu’elle ramasse du sable étoilé – de petits fossiles en forme d’étoiles. L’un est Japonais, l’autre Américain. Les deux hommes sympathisent malgré la barrière de la langue et, lassés de la guerre et de ses horreurs, ils se créent un espoir commun : survivre, sans plus jamais faire de mal.

Hiromi s’occupe d’eux, les nourrit et les soigne, en dépit du danger : si leur secret vient à être découvert, elle risque elle-aussi la mort pour trahison. Alors que la guerre continue de faire rage à l’extérieur, le trio survit jour après jour, à l’abri de la grotte. Jusqu’au jour où la menace pénètre cet antre de paix.

2011. Vingt ans plus tard, une jeune universitaire s’intéresse de plus près à cette histoire. Décidée à éclaircir la part d’ombre qui entoure ce lieu, elle découvre au fil de ses recherches le dénouement de cette histoire captivante d’héroïsme, en des temps où s’engager pour la paix était l’acte le plus dangereux qui soit.

 

Mon avis :

Je tiens tout d’abord à remercier Camille et les Editions Amazon Crossing pour leur confiance et pour m’avoir permis de découvrir ce récit magnifique. D’ordinaire, je ne lis jamais d’histoire qui traite ou possède pour paysage de fond la guerre. Mais, ce roman a réussi à m’intriguer par son titre, sa couverture et surtout par son point de vue.

Ici nous sommes au Japon à Hatoma, en avril 1945 et nous faisons la connaissance de Hiromi, une jeune japonaise de seize ans. Complètement par hasard, elle rencontre Bob et d’Iwabuchi-san, deux soldats déserteurs. Le premier est américain et le second japonais. Alors qu’ils devraient se haïr, l’un et l’autre apprennent à se connaitre et deviennent amis. C’est ainsi qu’ils rencontrent Hiromi. Rapidement, une amitié sincère les relie les uns aux autres et Hiromi s’occupe d’eux en les soignant et les ravitaillant de nourriture. Mais, en période de guerre où la dénonciation est signe de mort, la peur est omniprésente. Arriveront-ils à survivre jusqu’à la fin de la guerre ? Ou vont-ils être découvert et exécuter ?

Du haut de ses 129 pages, le roman est composé de 3 parties. Au début, Hiromi raconte son quotidien et celles des deux soldats sous la forme d’un journal. Ensuite, le récit est éclairé d’un complément d’informations grâce à un rapport d’enquête. Pour finir, il est expliqué par des recherches de thèse, faites par une étudiante. Cette combinaison est un choix judicieux et donne ainsi, encore plus de profondeur et d’authenticité à ce texte que s’il avait été écrit avec une narration classique. De plus, j’ai beaucoup aimé que l’auteur arrive à bien transmettre ses messages de tolérance, de bonté et d’amitié. J’ai été touchée plus d’une fois par ses mots.

Dès que j’ai commencé à lire la première page, je me suis retrouver catapulté au Japon quelques mois avant la fin de la 2nde guerre mondiale. J’ai tout de suite visualisée les paysages et son environnement. L’immersion a été si rapide que j’ai dévoré les pages sans m’en rendre compte car j’étais très curieuse de découvrir le fin mot de cette histoire.

D’ailleurs, celle-ci m’a beaucoup émue par sa vérité. Je ne m’y attendais pas. Les émotions qu’elle a dégagées ont été fortes pour ma part.

Du côté des protagonistes, Hiromi est courageuse, insouciante et touchante. Elle fait preuve de bienveillance auprès de Bob, qu’elle voit avant tout comme un être humain et non pas comme un ennemi. Iwabuchi-san, déserteur après avoir été témoin des atrocités que l’être humain est capable de faire en temps de guerre, fait ressortir sa bonté et sa tolérance auprès de Bob. Ce dernier est également doté des qualités d’Iwabuchi-san et de la bienveillance de Hiromi.

Pour finir, j’ai énormément aimé la plume de Roger Pulvers. Elle est fluide, vivante, touchante et poétique. . Grâce à lui, son trio attachant a pu transmettre des messages forts et universels.

 

En conclusion :

Ce court roman a été une très belle surprise. J’ai aimé la composition de cette histoire et ses personnages attachants. Mais surtout, je retiendrai les valeurs et les messages que Roger Pulvers a voulu mettre en avant à travers ce livre. C’est pour cette raison que je vous recommande vivement de découvrir ce récit.

Note : PETIT COUP DE CŒUR !

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