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Publié le par Mo comme Mordue
Publié dans : #Contemporaine, #2015
La vie est facile, ne t’inquiète pas d’Agnès Martin Lugand

Synopsis :

« Alors que j’étais inconsolable, il m’avait mise sur le chemin du deuil de mon mari. J’avais fini par me sentir libérée de lui aussi. J’étais prête à m’ouvrir aux autres. »

Depuis son retour d’Irlande, Diane a tourné la page sur son histoire tumultueuse avec Edward, bien décidée à reconstruire sa vie à Paris. Avec l’aide de son ami Félix, elle s’est lancée à corps perdu dans la reprise en main de son café littéraire. C’est là, aux Gens heureux lisent et boivent du café, son havre de paix, qu’elle rencontre Olivier. Il est gentil, attentionné et surtout il comprend son refus d’être mère à nouveau. Car Diane sait qu’elle ne se remettra jamais de la perte de sa fille.

Pourtant, un événement inattendu va venir tout bouleverser : les certitudes de Diane quant à ses choix, pour lesquels elle a tant bataillé, vont s’effondrer les unes après les autres.

Aura-t-elle le courage d’accepter un autre chemin ?

Mon avis :

Tout d’abord, je remercie Camille et les éditions Michel Lafon pour ce partenariat, pour leur confiance et la découverte de la suite de «Les gens heureux lisent et boivent du café ». En refermant ce dernier, je n’avais qu’une hâte, me jeter sur celui-ci !

Après tout le chemin parcouru pour se sentir mieux, Diane est de retour en France afin de finir son processus de deuil, de reconstruction. Elle se plonge à corps perdu dans son travaille, dans son café littéraire « Les gens heureux lisent et boivent du café ». Elle semble plus épanouie, plus ouverte vers le monde extérieur. Alors qu’elle est sur la bonne voie, une intervention sur son lieu de travail lui fait prendre conscience qu’elle a bien accepté la mort de son mari Colin, mais pas celle de sa fille Clara. Elle a toujours cette impression de trahison envers cette dernière si elle porte de l’intérêt à un autre enfant. Heureusement, à côté de cette constatation, Diane rencontre Olivier, un homme charmant sous tout rapport qui lui donnera du temps et l’amour nécessaire pour l’aider dans cette nouvelle étape. Mais bien entendu, la vie a décidé de mettre une fois de plus Diane à l’épreuve. De nouveaux événements qu’elle croyait clos dans son passé ressurgi.

Dans cette suite, il s’agit surtout de la reconstruction de Diane et elle en a bien conscience. Fini ses périodes de colère et de tristesse, elle est enfin prête à avoir un nouvel homme dans sa vie et cela fait m’a fait très plaisir. Depuis « Les gens heureux lisent et boivent du café » le lecteur observe toute son évolution, toutes les étapes du deuil qu’elle franchi pour accéder à nouveau au bonheur.

Bien que Diane soit plus forte et qu’elle reconnaisse ses faiblesses, un événement va mettre le trouble dans son nouveau bien-être encore fragile. Même si elle souhaiterait l’ignorer, elle ne le pourra pas. Elle prendra la décision, celle que son cœur lui dicte, quitte à remettre en question la nouvelle « stabilité » qu’elle a trouvée. Ce roman porte très bien son titre, il est lumineux, plus optimiste, même s’il y a aussi des nuages noirs plus ou moins gros. J’ai beaucoup ris, j’ai eu le sourire aux lèvres, j’ai été heureuse quand il arrivait de belles choses à Diane et j’ai aussi beaucoup, beaucoup pleuré. Je n’ai pas souvenir avoir autant pleuré avec un livre, alors imaginez entre « Les gens heureux lisent et boivent du café » et celui-ci comment j’ai pu finir. C'est-à-dire presque, sans la moindre goutte d’eau … pas très loin de la momification ! ^^ Plus sérieusement, ce roman, m’a une fois de plus émue, perturbé et complètement chamboulé. Cela fait plusieurs jours que je l’ai terminé et j’y repense encore !

Tout comme dans le livre précédant, Diane est et reste le personnage central, cela ne change pas. J’ai aimé les réactions qu’elle a eu face aux difficultés, tout comme ses constatations et ses questionnements sur ses progrès. J’admire son courage et sa force de caractère. Elle est pleine de ressources insoupçonnées.

Félix est toujours égal à lui-même. Il est toujours aussi solaire et drôle. Je peux quoiqu’il arrive compter sur lui pour me faire rire. Cela a été un vrai bonheur de le retrouver.

Même si Olivier est décrit selon moi comme « l’homme idéal », il m’a semblé trop lisse, sans casserole et finalement trop terne. Il faut dire qu’après la prestance d’Edward, tout protagoniste masculin ne pouvait que me laisser cette impression.

Comme à chaque fois, il y a toujours d’autres personnages et je les ais A-DO-RE !! Ce n’était que du bonheur et avec aussi une partie de tristesse.

Pour ma plus grande joie, la narration est exactement la même. Je n’ai pas eu l’impression qu’Agnès ait pu écrire un autre livre entre les 2 (Entre mes mains le bonheur se faufile). Ces 2 romans constituent parfaitement une histoire complète, un pan de vie réelle et la description des épreuves de la vie fait l’une des plus grandes forces de cette histoire. Il existe toujours cette proximité avec Diane qui m’avait tant plus. Agnès m’a encore transporté et envouté avec ses mots parfaitement choisis, les émotions dégagées qu’elle décrit m’ont encore une fois touchée et même transpercées.

La conclusion est juste parfaite pour moi. Elle est cohérente, justifiée et dans l’ordre des choses.

Dire au revoir à Diane a été difficile, c’est comme faire ses adieux à une amie que tu ne verras plus jamais. Diane (et surtout Agnès) m’ont rappelé qu’il faut vivre les moments présents et en cas de deuil, de toujours avancer, même quand cela semble insurmontable. La vie nous réserve toujours des surprises, bonnes ou mauvaises, mais qu’il faut toujours garder espoir.

En conclusion :

Pour moi, il est impossible de dissocier ce livre « Les gens heureux lisent et boivent du café » à celui-ci, l’histoire est complète qu’en lisant les deux. Elle forme un tout, un parcours de deuil, de guérison et de nouveau bonheur. C’est avec le sourire et émotion que j’ai quitté Diane et les autres en refermant le livre.

J’ai vraiment apprécié la playlist créé par l’auteure qui est accessible sur sa page facebook. En l’écoutant j’ai été directement plongé dans l’atmosphère de la seconde partie de l’histoire de Diane.

Maintenant, j’ai hâte de lire « Entre mes mains le bonheur se faufile », mais j’attendrai pour deux raisons. La première : Diane et les autres sont encore trop présent dans ma tête. La seconde : L’attente pour le suivant roman (que je vais attendre avec très grande impatience) ne sera que plus longue.

Note : GROS COUP DE CŒUR !!

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Publié le par Mo comme Mordue
Publié dans : #Contemporaine, #2015
Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin-Lugand

Synopsis :

« Ils étaient partis en chahutant dans l’escalier. […] J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux. »

Diane a perdu brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. C’est peut-être en foulant la terre d’Irlande, où elle s’exile, qu’elle apercevra la lumière au bout du tunnel.

Mon avis :

C’est lors de la sortie de son deuxième roman « Entre mes mains le bonheur se faufile » que j’ai entendu parler de cette auteure. Lisant habituellement très peu de roman contemporain, je l’avais noté mais, je n’avais encore jamais osé franchir le pas. Mais alors, quelle grosse erreur de ma part !! A part, L’instant précis où les destins s’entremêlent d’Angélique Barbérat (lu en début de mois), jamais un roman ne m’avait autant chamboulé, bouleversé, perturbé et émue aux larmes.

Ici, Agnès nous transporte dans une histoire de tranche de vie, celle de Diane. Celle-ci a perdu son mari et de sa petite fille de manière très brutale. Bien qu’on la rencontre un an après les faits, la douleur et leur absence sont toujours aussi vives et font plonger Diane dans une descente en enfer. Toutes les tentatives de son entourage et surtout celle de son meilleur ami Félix, n’arrivent à l’aider à avancer, a faire son deuil. Elle est toujours bloquée dans les phases de la colère et de la tristesse, elle n’arrive pas à aller au delà. Après une énième tentative de Félix, Diane a le déclic qu’il lui fallait pour faire le voyage que son mari souhaitait partager avec elle ; l’Irlande. C’est donc là-bas, dans le petit village de Mulranny qu’elle décide de s’exiler, sans se douter un seul instant l’effet que ce lieu et ses habitants auront sur elle.

Ce récit nous conte une partie du parcours de deuil de Diane, de sa souffrance qu’elle n’arrive pas à se libérer, mais dont elle ne veut pas non plus oublier de peur de trahir ses amours disparus, à l’acceptation.

Tout comme Diane, le lecteur n’est pas épargné. Nous sommes spectateur de toute cette douleur, de sa « non-vie », celle dans laquelle elle se replie sur elle-même et de son enfermement dans son passé. Bien que ces passages soient difficiles, elles me semblent essentielles car elles font partie intégrante de ce processus.

Côté personnages, Diane est le protagoniste central, tout est écrit autour d’elle, à travers elle. Elle est vraie et surtout elle a une force et un courage qu’elle ignore. C’est dans celui-ci qu’elle trouvera la force nécessaire pour ce battre.

J’ai adoré rencontrer Félix, à lui tout seul il est comme un antidote contre les coups de blues. C’est fou comme il a pu me faire rire avec toutes ses aventures ! Il apporte toute la dose d’humour et de légèreté qu’il faut pour ne pas faire déprimer le lecteur.

Et bien sûr, il ne faut pas oublier, certains habitant de ce petit village d’Irlande ; Edward, Abby, Jack et Judith. Je les ai tous aimé dès leur rencontre, sauf Edward. Heureusement, j’ai vite changé d’avis en découvrant que son attitude cachait le masque qu’il portait.

L’auteure arrive à nous rendre proche ou voir très proche de Diane, au point que j’avais l’impression qu’elle faisait partie de mon entourage. Comme tous les autres, j’avais envie de lui tendre la main afin de l’aider à s’en sortir. Par sa magie des mots, Agnès nous retranscris les émotions avec justesse. C’est là que l’on voit et constate tout son talent ! Le lecteur peut s’identifier à Diane ou du moins se reconnaitre un peu car après tout chacun fait et gère son deuil à sa manière. Pour ma part, j’ai versé des larmes plusieurs fois.

Grâce à l’utilisation de la première personne du singulier et à sa plume absolument magnifique et addictive, j’ai été prise dans un tourbillon d’émotions qui ne m’a pas laissé indemne lorsque j’ai tourné la dernière page.

J’ai juste un seul bémol, il s’agit de toutes ces cigarettes consommées. Souvent, à peine qu’elle en finissait une, Diane en rallume une autre. Je trouve cela dommage que les cigarettes soient autant présente. Mais, je me dis qu’en tant que non fumeuse, je ne dois pas comprendre.

En conclusion :

Tout d’abord, j’aimerai remercier les éditions Michel Lafon avoir sortie de l’ombre Agnès Martin Lugand et de nous permettre de découvrir ces histoires et cette plume extraordinaire ainsi que de nous donner l’opportunité de la rencontrer lors des salons.

Ensuite, il s’agit du premier roman d’Agnès et pour moi du premier livre lu de cette auteure. Je dois avouer qu’il s’agit d’une des plus belles découvertes faite cette année. Je regrette juste de ne pas les avoir lu plus tôt ! Alors vous vous doutez bien que je vous recommande ce livre. J’ai pleuré, j’ai ri, j’ai été prise dans une tornade d’émotions et j’en ressors complètement marqué.

Sur la quatrième de couverture, il est noté : « Impossible de rester insensible … » je suis totalement d’accord, c’est exactement ça !

Maintenant, je vais me jeter sur la suite, « La vie est facile, ne t’inquiète pas » qui m’attend impatiemment dans ma PAL !

Note : GROS COUP DE COEUR !!

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Publié le par Mo comme Mordue
Publié dans : #Thriller, #2015
Mémoria de François-Xavier Cerniac

Synopsis :

Observée. Traquée. Isolée… Depuis son réveil à l’hôpital, Claire a basculé dans un véritable cauchemar. Elle se rappelle juste avoir aperçu une silhouette menaçante dans son appartement avant de s'écrouler.

En découvrant les bandages autour de ses poignets tailladés, la jeune femme soupçonne que la mort de son père, neurochirurgien, a été maquillée en suicide. Claire est-elle poursuivie par le même tueur ? Que cherche-t-il ? Et comment se défendre contre un ennemi parfaitement invisible ?

Au fil des jours, les morts s’accumulent et des enfants sont atteints par un mal étrange. Claire n’a pas d’autre choix que de se plonger dans un douloureux passé. Et au bout du chemin, se trouve la vérité. Terrifiante.

Mon avis :

C’est grâce au groupe de lecture « Read » que j’ai entendu parler de ce roman et de son auteur. Alors évident, quand j’ai appris que François-Xavier Cerniac serait présent au salon « Le printemps du livre » de Montaigu, il fallait absolument que je passe le voir et que je prenne ce livre.

On rencontre Claire, une jeune femme de 23 ans, réveillée en plein cauchemar à l’hôpital, avec des bandages aux poignets. Soutenant qu’elle n’a pas voulu mettre fin à ses jours, elle part sans relâche à la recherche de son agresseur. Durant son investigation, Claire fera également tout pour lever le voile sur les circonstances exactes de la mort de son père, car elle ne croit pas à la version officielle. Est-il possible qu’il y ait un lien entre les deux ? Si oui, est-ce la même personne qui poursuit Claire ?

Ici, il s’agit d’un thriller psychologique comme je les aime. On se retrouve plongé dans un roman machiavélique qui m’a fait frissonner du début à la fin, de la même manière qu’avait fait Pierre Lemaitre avec « Robe de mariée » !

Non seulement l’histoire est diaboliquement bien ficelée et maitrisée de bout en bout, mais en plus, c’est parfaitement bien écrit et construit ! J’ai beaucoup aimé retrouver l’alternance des points de vue, que chaque protagoniste ait leur propre chapitre.

En plus de cela, le récit ne se déroule pas toujours dans le même espace temps, Le temps d’un chapitre, nous sommes dans leur présent et le suivant dans le passé.

Cette histoire est un pur RE- GAL !! On ne s’ennuie JAMAIS, pas même une seule seconde !! Ce livre est comme une drogue, tellement il est addictif ! L’envie et surtout la curiosité de connaitre le fin mot du roman m’a fait poser le livre très difficilement. Mon esprit était constamment en train de cogiter à émettre des hypothèses.

Côté personnages, l’histoire tourne principalement autour de Claire Princet, de Victor Princet et de Déli. Trois personnages, trois histoires, trois destins. Je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler, sauf que j’ai beaucoup aimé la force de caractère, la volonté et le courage de Claire.

En conclusion :

Vous avez certainement compris avec tous ces éléments que ce roman est pour moi un GROS COUP DE CŒUR !! Absolument TOUT m’a plus, que ce soit, l’histoire, la construction du récit, les personnages très bien travaillés, l’atmosphère pesante et la plume addictive de François-Xavier Cerniac. C’est vraiment TOUT !

Alors évidement, je vous recommande d’aller tout de suite courir chez votre libraire pour vous le procurer !

Mon seul regret est de n’avoir pas acheté la suite en même que celui-ci car maintenant je ressens beaucoup de frustration.

Note : GROS COUP DE COEUR !!

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Publié le par Mo comme Mordue
Publié dans : #New Adult, #Romance, #2015
Sinder : Tome 1 – Expérimentation V2 de Jane Devreaux

Synopsis :

(En anglais sin signifie péché et sinder signifie cendre)

Une rumeur peut faire de vous quelqu’un de populaire, quelqu’un de dangereux. Une rumeur peut tout changer.

Ses yeux noirs trop grands et trop maquillés en ont déjà fait trembler plus d’un. On raconte que ses parents sont en prison, qu’elle a tabassé à mort un mec qui a osé se moquer de son prénom. Elle, c’est Sandre River.

Il est le beau rugbyman populaire. Celui qui sort avec la sublime et trop prude Marcy Cheparde, celui qui fait baver d’envie toutes les filles. Lui, c’est Josh Anderson.

Jamais, Sandre ne reconnaîtra qu’il lui plait. Jamais, Josh n’avouera que ses hormones sont en ébullitions. Une seule provocation de Sandre va suffire à bouleverser leurs vies. « Tu veux un conseil, trouve-toi une fille, n’importe laquelle, vide tes bourses et remet la machine à penser en route. »

Qui aurait pu imaginer que ces mots donneraient naissance à une incroyable histoire d’amour ?

Avertissement : Ce roman pour jeunes adultes comporte des scènes de sexe explicites.

Mon avis :

Vous vous dites peut-être ; Comment cela se fait qu’elle fasse cette chronique alors qu’elle en a déjà faite une il y a plusieurs mois ? Je vous répondrais que c’est exacte ;) Seulement, voilà, Jane Devreaux a retravaillé ce tome suite aux différentes chroniques faites. Et comme j’essaie de l’imaginer, il n’est pas toujours facile d’accepter toutes ces critiques. Pourtant, elle a choisi d’en faire sa force après une remise en question. C’est sûr ce travail effectué, les améliorations et les prises en compte de ces remarques que je souhaite exposer ici.

Tout d’abord, je vous laisse le lien ici de ma chronique avant d’aborder ces changements. Il faut aussi savoir que la trame de l’histoire ne change pas du tout alors si vous avez lu la version précédente pas de panique ;)

Dans la première version, au début de l’histoire, j’avais eu du mal à m’attacher à Sandre et heureusement cela s’était totalement effacé en avançant dans le roman. Dans celle-ci, Jane a eu la très bonne idée d’ajouter un prologue dans lequel on a un aperçu de sa vie d’avant. Cela permet d’apercevoir et/ou de comprendre son comportement de « Rebelle » et d’avoir de l’affection pour elle. J’ai vu que cette attitude masquait vraiment son ressenti face à la situation qu’elle traverse.

Il est vrai que je n’en avais pas parlé dans ma chronique précédente que la vulgarité de Sandre pouvait être agaçante. Mais au fur et à mesure de l’histoire, j’avais compris que son langage faisait bien partie de cette attitude qu’elle a décidé d’adopter. Ici, dans cette nouvelle version, les grossièretés sont moindres. L’auteure a bien fait attention de ne pas trop en mettre. Même s’il en reste, il y en a autant que dans la saga « Te succomber » de Jasinda Wilder, par exemple.

J’ignore s’il s’agit de ma relecture ou pas, mais le côté girouette de Josh que l’on pouvait lui reprocher ne m’a pas dérangé. Je voyais plutôt un adolescent perdu et qui refoulait ses sentiments envers Sandre, plutôt que quelqu’un d’égoïste.

Mais, ce que j’avais le plus reproché à la version précédente, c’était la présence détaillé des recherches de Sandre dans le chapitre 4 que j’avais trouvé inapproprié. Toute cette partie existe toujours mais elle a été annexée en bonus à la fin du livre. Je trouve que c’est une très bonne idée de l’avoir inclus de cette manière.

En conclusion :

Cette version est sans aucun doute meilleure à la précédente. J’ai vraiment aimé de constater que grâce aux chroniques faites, Jane a su se poser les bonnes questions pour remettre en question certains points de son histoire et ainsi l’améliorer. Je continue à l’encourager dans cet optique afin qu’elle ne cesse de progresser !

Ma note a d’ailleurs changé avec cette version : 19/20

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Publié le par Mo comme Mordue
Publié dans : #Thriller, #2015
Le jeu de l’assassin de Nils Barrellon

Synopsis :

Le cadavre d'une femme poignardée avec une violence extrême est retrouvé sur les rails, près de la gare du Nord. Elle n'est que la première victime d'une longue liste. A chaque fois, les proies sont des prostituées dont le tueur sème les corps dans différents quartiers populaires de Paris.

Des meurtres sordides sans motif apparent. Le commissaire Kuhn n'a pratiquement aucun indice et l'enquête s'enlise. Jusqu'à ce que le meurtrier fasse en sorte que l'on retrouve sa trace. Il relance la partie dans un jeu macabre avec la police. Un jeu de piste infernal au dénouement inattendu...

IL ASSASSINE SANS PITIÉ. ET PARIS EST DEVENU SON TERRAIN DE JEU.

Mon avis :

Après avoir lu l’avis de Guillaume de « Tribulations d’une vie », j’avais très envie de le découvrir mon tour. C’est pourquoi lorsqu’il a mis en jeu 3 exemplaires de ce roman, je n’ai pas réfléchi longtemps avant de participer. Alors, lorsque j’ai appris que je faisais partie des gagnants, j’ai sauté de joie ! Je remercie Nils pour la dédicace que j’adore, soit dit en passant !

Dès le premier chapitre, on rencontre le commissaire Kuhn, le protagoniste principal avec un chapitre qui m’a fait beaucoup rire. J’ai beaucoup aimé ce moment de légèreté, avant l’annonce de la noirceur de l’enquête.

L’atmosphère de ce roman est bien sombre. Elle commence par la découverte d’un cadavre mutilé sur des rails du côté de la Gare du Nord. Les indices peu nombreux, annoncent une investigation difficile. Cela dit, les victimes qui s’enchainent semble avoir un point commun : la prostitution. Mais, quelle est le degré d’importance de ce détail ? L’histoire vous le dira.

Les désillusions, les fausse pistes et les retournements de situation sont nombreux et vont rendre dingue l’ensemble de l’équipe du commissaire (et moi même par la même occasion). Cet ensemble donne du rythme à l’histoire et accroche le lecteur. On veut savoir de ce qu’il en retourne exactement.

Même si j’avais découvert l’identité du tueur bien trop tôt, j’ai trouvé le dernier tiers et la conclusion bien faite, mais pour cette dernière, un peu trop rapide à mon goût.

Côté personnages, j’ai adoré celui du commissaire Kuhn avec son sens de l’humour (même si parfois il n’est pas très fin, il faut le dire) et son sarcasme. Il porte d’ailleurs le même prénom que l’auteur. Serait-il son alter égo ?

Les différents membres de l’équipe ont des caractères bien différents et forme un ensemble homogène. J’ai aimé rencontrer ces personnages et j’aurai souhaité en savoir un peu plus sur eux, sur leur passé. C’est peut-être prévu dans son dernier romain « Une fille qui en savait trop ».

La plume de Nils est accessible à tout le monde et la narration à la première personne rend le lecteur encore plus proche de Kuhn mais également de son équipe en général. Résultat, je me suis sentie presque tout autant actrice de l’enquête qu’ils pouvaient l’être.

J’ai également beaucoup apprécié les notes en bas de page qui nous permettent d’apprendre pleins de choses sur le milieu de la police judiciaire française.

En conclusion :

C’est un thriller que j’ai beaucoup apprécié dans son ensemble, avec une ambiance sombre et sanglante. Une enquête difficile où l’on se demande comment et quels éléments vont pouvoir faire avancer et résoudre l’affaire. Je suis ravie que la découverte de l’identité du tueur et la fin un peu trop rapide ne m’ait pas enlevé le plaisir de découvrir ce roman. Les protagonistes m’ont beaucoup plus et ont des compétences et des caractères complémentaires ce qui est l’un des points forts de cette histoire. Je serai ravie de les retrouver dans le second roman de Nils Barrellon

Note : 17/20

L’avis de Fabien de « Des encres sur le papier » avec qui j’ai fait cette LC est ici.

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Publié le par Mo comme Mordue
Publié dans : #Contemporaine, #2015
L’instant précis où les destins s’entremêlent d’Angélique Barbérat

Synopsis :

Une tache rouge sombre sur l’oreiller, juste sous les cheveux de sa maman morte sous les coups de son mari. Voilà ce que le petit garçon a vu, à cinq ans… Pour survivre, Kyle se jette à cœur perdu dans la musique, que sa maman aimait tant. Vingt ans après, devenu leader d’un groupe rock, il est célèbre dans le monde entier. Mais inapte au bonheur.

Coryn, elle, a grandi dans une banlieue sans charme. A dix-sept ans, elle tombe dans les bras de Jack Brannigan, qui fou amoureux l’épouse, mais jaloux et violent, l’enferme dans une prison dorée. « Parce que tu m’appartiens … »

Comment ces deux être que tous semble séparer auraient-ils la moindre chance de s’aimer ? Pourtant, à l’instant précis où les destins s’entremêlent, chacun d’eux sait que sa vie ne sera plus jamais la même.

Mon avis :

Après tous les bons avis que j’avais entendu et lu de ce roman, j’avais très envie de le découvrir à mon tour. Lorsque j’ai su qu’Angélique Barbérat serait présente au Printemps du livre de Montaigu, j’ai vu cela comme un signe pour le sortir enfin de ma PAL.

Dans cette histoire, on découvre Kyle et Coryn, deux personnes avec une vie et un passé difficile. Le premier en ayant découvert tout petit, le corps sans vie de sa maman et la seconde en étant marié beaucoup trop jeune avec un homme jaloux et très violent. Heureusement un jour leur route se croisera et changera la donne grâce à cet instant précis où leurs destins s’entremêleront.

Dès le début, on constate que la vie ne les épargne pas, qu’au contraire elle les malmène et j’ai souhaité en découvrant toutes ces horreurs, leur offrir douceur, réconfort et surtout toute l’affection dont ils ont manqué depuis toutes ces années.

Angélique Barbérat, aborde ici un sujet difficile, mais malheureusement encore tellement actuel. Les violences conjugales sont exposées avec réalisme d’où les émotions diverses ressenties par le lecteur. Pour ma part, je ne suis pas sortie indemne de cette lecture. D’ailleurs, cela fait plusieurs jours que je l’ai terminé et j’y pense encore, surtout avec ce final qui m’a énormément marqué !

De plus, l’amour a une place très importante et donne une belle dose d’optimisme. Le mélange de drame, d’amour et d’espoir donne un roman ABSOLUMENT MAGNIFIQUE !! Il faut dire que la plume de l’auteure y est aussi pour beaucoup. Avec des mots simples, elle a su donner de nombreuses nuances avec son écriture poétique, sans pour autant dédramatiser la gravité des événements. Bien au contraire, elle a su me faire réfléchir.

J’ai vraiment aimé la structuration faite par l’auteure, ce découpage dans cette histoire. Ces 4 grandes parties, comme 4 grands chapitres de leurs vies, traitant dans chacune d’elle, des thèmes et des problématiques différentes qui font avancer le récit avec réalisme. J’ai beaucoup apprécié que ces parties, soient elles mêmes découpés en chapitres très court. Cela permet d’instaurer du rythme.

Côté personnages, Kyle est marqué au fer rouge par son enfance et bien que son avenir professionnel soit sous une bonne étoile, sa vie personnelle est toujours aussi fragile.

Coryn, de son côté est une jeune femme discrète qui a toujours tout fait pour éviter les conflits. Elle est d’ailleurs convaincue qu’elle manque de courage pour se séparer de son bourreau, mais elle ne sait pas que toute personne possède une force en soi que l’on ignore.

Ces deux personnages m’ont touché à un point que les quitter a été difficile. Suivre et vivre leur histoire, c’est comme faire un tour sur les montagnes russes, on en ressort complètement secoué !

En conclusion :

Si j’ai un seul regret avec ce roman, c’est bien de ne pas l’avoir sortie plus tôt de ma PAL ! Ce livre est bien plus qu’une simple histoire, c’est aussi une façon d’interpeller le lecteur face à ce sujet actuel et connu mais donc beaucoup ferme les yeux. La place importante de la musique et la plume poétique d’Angélique Barbérat apportent de la profondeur et des émotions intenses ! Durant ma lecture, j’ai versé plusieurs fois des larmes et cette fin m’a complètement chamboulé.

Ce livre est non seulement mon premier COUP DE CŒUR dans la catégorie Contemporain, mais c’est aussi mon plus GROS COUP DE CŒUR depuis le début de cette année 2015 ! Alors, si vous ne l’avez pas encore lu, qu’attendez-vous ? Allez vite l’acheter et ainsi le découvrir !!

Note : IMMENSE COUP DE CŒUR !!

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